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Août 2005 : nous partons pour trois semaines en Terre de Baffin, au Nunavut.
Qikiqtarjuaq, Pangnirtung et Iqaluit, lieux aux noms difficiles à prononcer et simples points sur la carte de l'arctique canadien, sont nos principales destinations.
Cinq cents habitants vivent à Qikiqtarjuaq, mille cinq cents à Pangnirtung et environ cinq mille à Iqaluit, la capitale du Nunavut créé en avril 1999 en vertu de l'accord de revendications territoriales intervenu entre le gouvernement du Canada et le peuple Inuit.
Entre les communautés les routes sont inexistantes, et l'été, les seuls moyens de transport pour se rendre de l'une à l'autre sont l'avion ou le bateau. Au départ d'Iqaluit, il faut deux heures de vol plein nord à bord d'un bimoteur à hélices pour se rendre à Qikiqtarjuaq, le point le plus septentrional de notre périple. Au total, cinq heures de vol en direction du pôle depuis Ottawa.
Notre séjour est planifié de la façon suivante : le lendemain de notre arrivée à Iqaluit, nous nous envolerons pour Qikiqtarjuaq. De là, un bateau nous acheminera aux portes du Parc National Auyuittuq que nous avons prévu de traverser sac au dos, en autonomie totale. Dix jours pour arriver à Pangnirtung, situé à cent trente kilomètres plus au sud. Nous passerons quatre jours dans cette communauté à 93% inuite, puis nous retournerons pour deux jours à Iqaluit avant d'entreprendre le voyage retour.
Toutefois, chez les inuits, un mot revient souvent : "Imaqa". Il signifie : peut-être...
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